Stoner Road – L’a-chronique

 

Tu sais quoi, Arpenteur du Web ? Y a un petit mois, j’ai pris une claque littéraire dans la face. Mais je m’y attendais, le pitch était formidable : Doc Défonce part sur les traces de sa copine, au volant de sa Pontiac, dans le désert californien. Il rejoint sa chica à une generator party, mais arrive trop tard, la fête est finie et la fille disparue. En fouinant un peu, il lui arrive des bricoles, et il ne doit son salut qu’à un redneck qui cherche lui aussi quelqu’un. S’ensuit un road trip de buddy movie hallucinatoire.

En lisant la quatrième de couv’, ça sent le sable brûlant, les champis, la bière tiède et les guitares hypnotiques. Je m’étais pas trompé. Ca m’a aussi permis de découvrir le stoner rock, un genre hallucinant dont je n’avais eu que de vagues expériences, me semble-t-il. Là, Julien Heylbroeck nous livre toute une playlist pour servir d’accompagnement à son oeuvre. 

Je vous recopie là la critique que j’en avais fait dans d’autres Lieux, à chaud. Mon sentiment n’a pas changé.

 

« Ayé, Stoner Road fini…

 

Si tu comptes le lire, ou si tu comptes lire La Tour Sombre de Stephen King, passe ton chemin, ami, car je vais parler des deux, là, plus bas…

 

 

 

Là :

 

Donc, dans un premier temps, Stoner Road… Comment dire. Whaou. La claque. C’est pas vraiment un secret, j’ai jamais touché à la drogue, tout ça tout ça, c’est mal bouh caca. Par contre, quand tu lis les descriptions des trips de Doc Défonce, en ayant la musique qui va bien dans tes oreilles, ça convoque des images bien nettes et précises. J’aurais été devant un film que ça m’aurait fait pareil.

 

Les périples de Josh dans le Labyrinthe sont monstrueux, un véritable Enfer digne des Purgatoires de Kult. Oui, car ça a convoqué dans un premier temps l’univers d’Unknown Armies dans ma petite tête, et quand tu commences à apercevoir la véritable nature de Piltzintecuhtli, on bascule dans l’horreur Kultienne. D’ailleurs, la scène de la scène (ouais, je sais) est horrible à souhait.

 

Par ailleurs, j’ai apprécié le duo de personnages formé par Josh et Luke Lee (Luckily pour ses potes – ce qui lui vaut une réplique que je classerais dans mon Top 10 des répliques, tiens). Et c’est pour ça que je trouve dommage de l’avoir moins vu dans le troisième tiers du roman… 

 

Autre petit aspect négatif : la chute est … brutale. Je reste un peu sur ma faim de savoir comment on passe du Bord de l’Abysse à Mexicola. Ca demandera peut-être une deuxième lecture. Ou que j’y réfléchisse à tête reposée

 

Sinon, si je prends l’univers dans son ensemble (l’auteur ne sera peut-être pas d’accord avec ça, par contre), et bien… je me suis retrouvé à un nouvel étage de la Tour Sombre. La Pyramide Noire au coeur du Labyrinthe en est la représentation dans ce niveau, à mon sens. Et ce foutu Aztèque pourrait bien être ce satané Walter, avec sa manie de traverser les dimensions. Après tout, si Nyarlathotep en est un alter-ego, pourquoi pas Piltzintecuhtli ? D’ailleurs, le désert, les lieux abandonnés, les villes peuplées de gens étranges… Si on est pas dans l’Entre-Deux-Mondes, on en est pas loin. Au passage, la figure arthurienne n’étant pas loin (avec une référence à Lancelot), le sang de la lignée de l’Eld de ce niveau de la Tour doit couler dans les veines saturées de substances chimiques de Josh.

 

Tout ça pour dire que ce roman m’a emmené loin, dans des territoires connus et dans d’autres beaucoup moins, et qu’il me tarde de pouvoir y retourner.

 

Voilou.

 

Donc un grand merci à l’auteur pour ce périple ! »

 

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