Eternity Incorporated

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Eternity Incorporated. Un titre bien mystérieux pendant une bonne partie du roman. Heureusement, je l’ai dévoré, et c’est pas peu dire. Encore un volume qu’on ne peut pas lâcher tellement l’intrigue est prenante. Tiens, c’est pas compliqué, ça me rappelle du Barjavel.

Imaginez : l’Humanité a été décimée il y a plusieurs siècles, et elle ne survit que dans une Bulle hermétique, protégée et guidée par un Processeur omniscient. Sauf qu’un beau jour, le Processeur s’arrête. S’ensuit alors le récit de ce que devient l’Humanité, livrée à elle-même. Tout ceci nous est contée à travers les yeux de trois personnes bien différente :

– la lieutenant Ange Barnett. Brigadière extérieure, elle sort régulièrement affrontée les dangers du dehors, comme le Virus qui frappe encore parfois ses co-équipiers ou les mutants si dangereux, et va nous conduire dans les secrets de l’Extérieur.

– la citoyenne responsable Gina Courage. En charge de la Connectique, elle n’a de cesse de comprendre pourquoi son cher Processeur s’est arrêté, et va nous conduire dans les secrets de la Bulle.

– le citoyen Sean Factory. Il vit en marge de la Bulle, drogué notoire et DJ de génie. Dans sa quête d’un plaisir sans cesse renouvelé, il va nous conduire dans les secrets du Processeur.

Dans un triple récit à la première personne (merci, merci, Raphaël Granier de Cassagnac, de m’avoir réconcilié avec ce mode), nous menons une triple aventure dont la vue d’ensemble, dans une écriture qui nous fait voguer sur les instants, d’avant en arrière, ne nous est offerte que dans les dernières pages, nous tenant en haleine sur ce « Pourquoi ? ».

Pourquoi l’arrêt, pourquoi le Virus, pourquoi Eternity Incorporated ?

Dans cette société futuriste, mais tellement proche, nous pouvons nous interroger sur l’importance de différents thèmes : quelle place réservons-nous à la connaissance, à la politique, au plaisir ? Quand un ordre liberticide se met en place, que faisons-nous pour lutter contre ? Méritons-nous notre liberté ? Qu’en ferons-nous ?

En complément de la lecture, je vous recommande vivement le site, sur lequel, entre autres, on trouve les pistes de Sean, ces morceaux énigmatiques qui prennent enfin corps, et nous transportent sur les ondes musicales.

The Amazing Spiderman 2 – L’a-chronique

Un Marvel que je rate au ciné, il y en a peu. Il y en a 3, en fait : Ghost Rider – L’Esprit de Vengeance, Wolverine – Le Combat de l’Immortel, et The Amazing Spiderman 2 – Le Destin d’un Héros. A croire que ce sont les sous-titres pourris qui me font fuir… En tout cas, même si je ne me suis pas encore donné la peine de regarder les deux premiers, j’ai tôt fait de rattraper ça pour le troisième lors de la sortie en DVD – BluRay – BluRay 3D et Téléchargement (ça en fait des formats).

On sent bien que ça ne va pas être simple pour Spidey

Une des affiches, que je trouve toutes réussies

Et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu !! Encore une fois, les acrobaties du Tisseur nous amènent à voler entre les tours de New York City avec une virtuosité et une technique inégalée dans la première trilogie. Malgré tout, les passages de voltige sont moins nombreux que dans le premier opus, mais cela laisse la place à d’autres choses tout aussi intéressantes. En effet, il y a beaucoup, mais alors, beaucoup de choses dans ce film. Déjà, il y a beaucoup d’adversaires. Le principal étant Electro, que l’on voit passer dans le camp adverse dans une scène de toute beauté. Pauvre garçon… Il a rien demandé à personne, il ne veut qu’être apprécié, et il se retrouve conspué pour rien, juste parce qu’il se défend. C’est triste. Enfin, moi, perso, je trouve ça triste… Bon, après, il est un peu déséquilibré, aussi, hein ! Tiens, en parlant de choses tristes et de déséquilibré, il y a aussi Harry Osborn. Alors, je dois dire, le coup qu’ils ont fait avec Norman, là, je tire mon chapeau. Je l’ai pas vu venir, et c’est bien. Ca surprend, ça donne de la fraîcheur, et on s’emmerde pas 4 films avec le vieux. Bref, bon point. Quant au fils, même chose que pour Max Dillon : vraiment pas de chance… Mais tu es un peu timbré, garçon, alors j’ai moins d’affection pour toi, surtout vu ce que tu fais à la fin. Mais j’y reviendrai. En tout cas, ce que je peux dire, c’est que Sony prépare bien son univers étendu. On a vu la naissance du Bouffon Vert, qui suit la déchéance de Harry, et sa dernière scène ne laisse pas de doute quant à l’arrivée des Sinister Six (avec au moins Doc Oc et le Vautour en plus de Rhino). Par contre, je n’ai aucune idée de qui peut être son interlocuteur.

(oui, je sais, elle est facile)

Le courant passe entre Spidey et Electro

En parlant de la scène de l’horloge, je dois dire que je l’appréhendais depuis le premier film. Parce qu’en connaissant un peu l’histoire de Peter Parker, on sait que ce n’est pas Gwen qui partagera sa vie. J’ai déjà été surpris qu’elle finisse le premier film, mais au final, ça semble logique. Il fallait bien deux films pour tisser cette histoire comme elle le mérite. Après tout, même si Peter se marie avec MJ, c’est Gwen qui restera son premier et véritable amour (je vous renvoie au crossover Spidermen dans lequel il la retrouve dans la dimension Ultimate). Et USM2 laisse présager cette fin tragique tout du long. La réalisation est superbe, et mon coeur s’est arrêté de battre en espérant qu’il arrive à stopper cette chute. Mais de toutes façons, je savais que cet arrêt ne servirait à rien. SNAP !!

Tout en discrétion, c'est quatre lettres se remarquent à peine. Tout comme Spidey a pensé avoir sauvé Gwen, le lecteur va être désagréablement surpris quelques cases plus tard.

Le SNAP originel

L’histoire de Spiderman est constituée d’épisodes tragiques : la mort de ses parents, celle de son oncle, celle de Gwen… Mais c’est un héros qui se relève toujours, et qui ne baisse pas les bras car il a le devoir d’utiliser ses pouvoirs pour aider les autres. C’est pour ça que c’est un de mes héros préférés : quelles que soient les embûches, il y fera face. En ce sens, la scène finale rend hommage au personnage du comics : après des mois passés à pleurer Gwen, Peter reprend le masque et revient latter du vilain, car c’est le seul à en avoir le pouvoir, et c’est donc de sa responsabilité. En l’attendant, il faut bien que quelqu’un prenne la relève, et c’est un petit garçon qui s’en occupe. Car en effet, Spidey est un exemple : la vie est dure, mais il faut bien y faire face. Un petit mot sur les acteurs, pour finir : je les trouve vraiment excellents, tous. Surtout Jamie Foxx, qui incarne à la perfection Max Dillon puis Electro. Andrew Garfield porte bien le personnage de Peter. La comparaison avec Tobey Maguire est à l’avantage de Garfield, qui fait plus échevelé et tête en l’air que le premier. Emma Stone fait un portrait tout en douceur de Gwen, et c’est vraiment ce qu’il fallait. Quant à Dane DeHaan, je le découvre dans ce film, et je l’aime bien. Il a un visage peu commun, je trouve, et son Harry Osborn a vraiment, mais vraiment la classe. Je recommande donc chaudement ce Spiderman, le reboot est vraiment un bol de fraîcheur, et à ceux qui disent que c’est un univers plus ‘dark’ que la première série, je rappelle juste que la vie de Spidey est tout sauf rose, même si notre monte-en-l’air préféré est un gros déconneur. Nul doute qu'il y sera fait référence dans le futur

409 – Première itération

L’homme avançait vers ses adversaires. Les quelques gouttes de pluie que libérait le ciel crépusculaire laissaient des traînées pourpres sur son armure jadis étincelante, alors qu’elles la nettoyaient du sang des premiers hommes à l’avoir assailli.

Ses ennemis se déployèrent. Au nombre de quatre, ils commencèrent à l’encercler, alors que leurs lourdes lames tournoyaient et accrochaient la lumière rougeâtre du soleil couchant.

Cependant, l’homme était un guerrier expérimenté, et une telle tactique n’avait que peu de chances de porter ses fruits face à lui. Ne laissant pas à ses ennemis le temps de se mettre en place, il feint de plonger sur son adversaire de droite, et, prenant de vitesse l’homme de gauche qui saisissait sa chance, il lui transperça le cœur en glissant sa lame dans une faille de sa maigre armure de cuir. Aussitôt, il pivota afin de s’éloigner de l’homme de droite qui s’avançait, et fracassa le crâne des deux autres sbires de Reyak avant qu’ils ne puissent réagir.

Alors qu’il se coulait entre les deux corps qui s’affaissaient, le dernier mercenaire lâcha son épée et, titubant, prit ses jambes à son cou.

– Peu importe, dit l’homme pour lui-même en rengainant son épée. Ton maître saura te chât…

Il ne finit pas sa phrase : un éclair de lumière aveuglant venait d’inonder la scène dans un bruit sourd. Le coupe-jarret au cœur transpercé eut juste le temps de recouvrer la vue pour constater que l’homme avait disparu, avant de sombrer dans les ténèbres éternelles.

1217 – Première itération

Si un jour je dois écrire une histoire, vous pouvez être sûr que ce ne sera pas un récit à la première personne. Qu’est-ce que ça me fatigue, ce genre de procédé… On a plus que ça, maintenant… Il paraît que ça force l’identification. Je veux bien le croire, mais souvent, ce sont les aventures de jeunes femmes sexy aux pouvoirs sortant du commun. Histoire de tirer de leur torpeur la masse endormie de la jeunesse de ce siècle, probablement. Comment voulez-vous que je ponde un truc pareil ?

Les gens s’accordent pour dire que je manque d’imagination, alors de toutes façons, d’ici à ce que j’écrive quoi que ce soit, il va couler de l’eau sous les ponts. Il faut dire que ma vie est relativement ennuyeuse. Rien d’extraordinaire à un père de famille qui part avant que son fils ne soit levé, et rentre en fin de journée après une harassante journée de travail, pour savourer le repas préparé par madame, et finir au lit tôt pour recommencer le lendemain. Et ce ne sont pas mes loisirs qui vont me stimuler. Bières avec les potes, jogging… Rien de bien transcendant.

Ceci dit, je ne me plains pas. Le confort et sa sécurité sont agréables. Mais peut-être qu’un jour mon existence prendra un tour inattendu.

Cependant, j’en doute…

Transformers 4 – L’a-chronique

Quatrième opus des aventures « live » des robots métamorphes de l’espace, Transformers 4 tranche quelque peu avec ses prédécesseurs par l’absence de Shia Labeouf. Bonne ou mauvaise chose, c’est selon chacun. Perso, je l’aimais bien, et il permettait une relation sympathique avec Bumblebee, relation qui n’a pas son pareil dans ce dernier volet.

Faut pas le voir avec un mal de crâne, du coup.

Ces effets de contre-jour sont beaucoup trop présents dans ce film…

Le principal ressort comique devient donc la relation houleuse entre le père et le copain de Tessa (Cade et Shane, se nomment-ils donc), et franchement, ça vole pas très haut. Mais bon, on est d’accord qu’on ne va pas voir un Transformers pour se payer une barre de rire, mais plutôt pour voir des robots se changer en véhicules et inversement, non ? Parlons donc robots !!

Là, pour le coup, on est servi. La part belle est faite aux Autobots, qui bien que beaucoup moins nombreux, sont plus visibles à l’écran que leurs mortels ennemis les Decepticons… Deux autres factions viennent rajouter du fun en barre : un « chasseur de Primes » (elle est pas de moi) venu récupérer Optimus pour le compte d’une mystérieuse lignée (dont on nous parlera probablement dans le 5), et les fabuleux dinobots, sorte de guerriers Transformers ancestraux, et beaucoup plus grands que leurs successeurs.

Et y a des gens qui trouvent que c'est une mauvaise idée.

Et y a des gens qui trouvent que c’est une mauvaise idée.

Les Decepticons sont certes plus nombreux, mais relativement moisis, dans la mesure où seuls deux d’entre eux sont nommés : Stinger (upgrade de Bumblebee), et Galvatron (pour une raison qui ne m’était pas évidente au départ, alors que c’est tellement obvious que ça aurait dû me sauter aux yeux).

Au final, ça canarde dans tous les sens entre ces factions, et les humains sont pris au milieu. Evidemment, certains essaient de tirer leur épingle du jeu en récupérant la technologie alien, alors que la Cade’s family essaie surtout de s’en sortir vivante. Bon, on l’aura compris, le scénar n’est pas la grande force du film, mais encore une fois, on est là pour voir des robots géants se mettre des mandales. Le scénar, c’est juste pour justifier le tout.

 

Et puis y a Bumblebee !

Et puis y a Bumblebee !

Par contre, y a des bémols, des trucs vraiment très cons. Genre la Golf GTI de Shane (je suis nul en bagnoles, mais c’est à ça qu’elle me fait penser) qui réussit à échapper au chasseur de Primes, c’est naze. Surtout qu’on voit bien que le robot est pas un gentil, vu qu’il tire pour tuer. Autre truc naze, dans le genre Deus Ex Machina : les pauvres petits humains qui trouvent des armes pile à leur taille dans le vaisseau alien. Mais genre PILE À LEUR TAILLE !! Ca, c’est nul.

Et tiens, Optimus Prime en Roi Arthur… Si ça vous choque, visionnez pas ce film, parce que c’est exactement ce qui se passe dans le final. Table Ronde, épée dans le rocher, tout ça tout ça…

Bon, on va pas se le cacher, Transformers 4 est un sacré bon film d’action, si on excepte les passages avec les humains, qui sont franchement pas terribles. Par contre, niveau cascades, transformations en pleine course, tirs de roquettes, et badasserie robotique, là… Ca cartonne !!

Je le conseille donc, mais peut-être pas en salles, malgré tout.

Logo stylé, quand même.

Logo stylé, quand même.

Les Gardiens de la Galaxie – L’a-chronique

OUKATCHAKA OUKATCHAKA !!!

Attendu depuis déjà des mois, le dernier ajout au Marvel Cinematic Universe ne déçoit pas. Loin de là !!

Plutôt inconnus au bataillon du grand public, les cinq anti-héros de l’équipe se laissent découvrir tout au long du film, et ce qu’il y a derrière leurs histoires est juste beau. Ainsi, Groot et Rocket ne sont pas qu’un duo comique, Drax est animé par le souvenir de ce qu’il a perdu, et Star-Lord nous livre un final qui fait monter les larmes aux yeux…

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Mais la force du film ne s’arrête pas là, car l’histoire, bien que relativement classique, n’en est pas moins efficace. On se prend à trembler face à la puissance et le charisme de Ronan. Son désir de vengeance (qui est présent chez beaucoup de personnages, en fait) le pousse aux pires atrocités. Heureusement, en face celui, le Nova Corps est là, et leur dévouement au service de leur planète est sans limite. Mention spéciale au « filet » !!
Bémol : je les trouve un peu faiblards par rapport à l’idée que je m’en faisais. Je maîtrise assez peu la partie cosmique de Marvel, mais il me semblait qu’ils étaient plus puissants, individuellement parlant. Bref, ce sera peut-être pour plus tard !

Le petit cameo de Thanos est aussi très impressionnant. Quand le Titan Fou se lèvera, là, il va y avoir de vrais ennuis pour tout le monde ! On sent bien que Marvel Studios pose ses pierres (aha) pour la suite, et ils le font bien !

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D’un point de vue technique, GotG est une pure merveille : les effets spéciaux sont extrêmement bien fait, et on est absorbés dans l’univers des Gardiens avec une force rarement égalée dans le MCU. Les planètes sont magnifiques, les vaisseaux ont des design superbes (le Milano me fait penser au Grand Condor, au passage), et Rocket et Groot sont parfaits. On a vraiment l’impression qu’ils existent réellement.
Quant à la 3D… Elle se fait oublier. Ce qui est rare. Tout est fluide, et on est d’autant plus immergés dans le film.

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La bataille finale est une des meilleures du MCU, à mon sens. Différents fronts, différentes modalités, et toujours un Ronan qui fait frémir. Avec un finish des plus beaux, dans lequel aucun membre de l’équipe n’est lésé. Et qui montre bien à quel point l’union fait la force.

Mais deux choses démarquent vraiment GotG des précédents films du MCU :

– Tout d’abord la musique : faire un Space Opera et réussir à coller une bande-son pop dessus, je pensais pas que c’était faisable. Kevin Feige et James Gunn m’ont prouvé le contraire. Chaque morceau de l’Awesome mix vol. I fait son office, de manière parfois décalée mais toujours juste (aaaaah, cette scène d’intro !!). Le film s’enrichit de cette différence, et pour cela, je trouve que l’utilisation de la musique l’emporte sur celle d’Iron Man 2 (qui se payait quand même AC/DC)

– Ensuite, l’humour : plus présent que dans Thor 2, plus décalé que dans Iron Man (et surtout moins pourri que dans le troisième opus), l’humour de GotG fait mouche à tous les coups. Que ce soit l’irascibilité d’un raton-laveur de l’espace, le vocabulaire réduit d’un arbre parlant ou l’incapacité d’une grosse brute à saisir les métaphores, chaque touche d’humour est à sa place. Même le ridicule de Star-Lord fait sens. Car que faire quand tout semble perdu, qu’un des êtres les plus puissants a posé le pied sur la planète qu’il compte détruire, et qu’il fait son discours de fin avant de réduire tout le monde en cendres ?

Beaucoup l’ont dit, Guardians of the Galaxy est LE pari de Marvel Studios. C’est un pari réussi, et il me tarde la suite. Vraiment.

Stoner Road – L’a-chronique

 

Tu sais quoi, Arpenteur du Web ? Y a un petit mois, j’ai pris une claque littéraire dans la face. Mais je m’y attendais, le pitch était formidable : Doc Défonce part sur les traces de sa copine, au volant de sa Pontiac, dans le désert californien. Il rejoint sa chica à une generator party, mais arrive trop tard, la fête est finie et la fille disparue. En fouinant un peu, il lui arrive des bricoles, et il ne doit son salut qu’à un redneck qui cherche lui aussi quelqu’un. S’ensuit un road trip de buddy movie hallucinatoire.

En lisant la quatrième de couv’, ça sent le sable brûlant, les champis, la bière tiède et les guitares hypnotiques. Je m’étais pas trompé. Ca m’a aussi permis de découvrir le stoner rock, un genre hallucinant dont je n’avais eu que de vagues expériences, me semble-t-il. Là, Julien Heylbroeck nous livre toute une playlist pour servir d’accompagnement à son oeuvre. 

Je vous recopie là la critique que j’en avais fait dans d’autres Lieux, à chaud. Mon sentiment n’a pas changé.

 

« Ayé, Stoner Road fini…

 

Si tu comptes le lire, ou si tu comptes lire La Tour Sombre de Stephen King, passe ton chemin, ami, car je vais parler des deux, là, plus bas…

 

 

 

Là :

 

Donc, dans un premier temps, Stoner Road… Comment dire. Whaou. La claque. C’est pas vraiment un secret, j’ai jamais touché à la drogue, tout ça tout ça, c’est mal bouh caca. Par contre, quand tu lis les descriptions des trips de Doc Défonce, en ayant la musique qui va bien dans tes oreilles, ça convoque des images bien nettes et précises. J’aurais été devant un film que ça m’aurait fait pareil.

 

Les périples de Josh dans le Labyrinthe sont monstrueux, un véritable Enfer digne des Purgatoires de Kult. Oui, car ça a convoqué dans un premier temps l’univers d’Unknown Armies dans ma petite tête, et quand tu commences à apercevoir la véritable nature de Piltzintecuhtli, on bascule dans l’horreur Kultienne. D’ailleurs, la scène de la scène (ouais, je sais) est horrible à souhait.

 

Par ailleurs, j’ai apprécié le duo de personnages formé par Josh et Luke Lee (Luckily pour ses potes – ce qui lui vaut une réplique que je classerais dans mon Top 10 des répliques, tiens). Et c’est pour ça que je trouve dommage de l’avoir moins vu dans le troisième tiers du roman… 

 

Autre petit aspect négatif : la chute est … brutale. Je reste un peu sur ma faim de savoir comment on passe du Bord de l’Abysse à Mexicola. Ca demandera peut-être une deuxième lecture. Ou que j’y réfléchisse à tête reposée

 

Sinon, si je prends l’univers dans son ensemble (l’auteur ne sera peut-être pas d’accord avec ça, par contre), et bien… je me suis retrouvé à un nouvel étage de la Tour Sombre. La Pyramide Noire au coeur du Labyrinthe en est la représentation dans ce niveau, à mon sens. Et ce foutu Aztèque pourrait bien être ce satané Walter, avec sa manie de traverser les dimensions. Après tout, si Nyarlathotep en est un alter-ego, pourquoi pas Piltzintecuhtli ? D’ailleurs, le désert, les lieux abandonnés, les villes peuplées de gens étranges… Si on est pas dans l’Entre-Deux-Mondes, on en est pas loin. Au passage, la figure arthurienne n’étant pas loin (avec une référence à Lancelot), le sang de la lignée de l’Eld de ce niveau de la Tour doit couler dans les veines saturées de substances chimiques de Josh.

 

Tout ça pour dire que ce roman m’a emmené loin, dans des territoires connus et dans d’autres beaucoup moins, et qu’il me tarde de pouvoir y retourner.

 

Voilou.

 

Donc un grand merci à l’auteur pour ce périple ! »